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I am lost, I am vain, I will never be the same without you [ Melany ]

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MessageSujet: I am lost, I am vain, I will never be the same without you [ Melany ] Ven 25 Nov - 13:22


I could stay awake just to hear you breathing, watch you smile while you are sleeping. While you are far away and dreaming, I could spend my life in this sweet surrender. I could stay lost in this moment forever, Every moment spent with you is a moment I treasure...




La nuit venait de tomber sur New York et je me surprenais à contempler un spectacle qui m'aurait laissé indifférent il y a encore quelques semaines. Je ne sais pas si le fait d'être de nouveau amoureux m'avait totalement changé mais ce qui est certain, c'est que j'avais l'impression d'être devenu quelqu'un d'autre. Assis sur le rebord de ma fenêtre, j'observais ce magnifique ciel étoilé et cette pleine lune qui brillait de mille feux: au loin, on pouvait entendre des bruits de klaxon ainsi que le concert d'aboiements de quelques chiens excités qui devaient résonner dans toute la ville. Le vent caressait mes cheveux, je le sentais s'introduire dans chaque parcelle de mon corps tandis qu'il soufflait dans ma veste de cuir et aérait mon visage.

Gardant les yeux fermés durant plusieurs minutes, je profitais du calme ambiant pour apaiser mon esprit mais inévitablement, ma solitude me poussait à cogiter: dire que j'étais un expert dans ce domaine était un euphémisme. Même si j'étais heureux et épanoui, faire le deuil de mon passé n'était pas une mince affaire: j'étais d'ailleurs le témoin privilégié de ses frasques dès lors que je n'étais plus entouré de mes proches. Sentant un coup de blues poindre le bout de son nez à l'horizon, je sus que je devais réagir avant que celui-ci ne puisse s'infiltrer dans mon cœur. Dans mon malheur, j'avais néanmoins la chance de posséder un remède miracle qui avait le don de me rendre invulnérable. Comme d'habitude, la musique allait me permettre de transporter mon esprit dans un univers où la souffrance n'avait pas sa place.

Chaque fois que je jouais un air à la guitare, je sentais les poils de mes bras se hisser au garde à vous. J'avais souvent l'impression d'être possédé par une mélodie tant et si bien que mes doigts glissaient sur les cordes avec une aisance déconcertante. Invariablement, je fermais les yeux afin d'oublier tout ce qui se passait autour de moi et je laissais alors la musique m'emporter dans ses pas. Il m'était impossible de décrire ce que j'éprouvais au fond de mon cœur mais l'espace de quelques minutes, j'avais l'intime conviction d'être intouchable. Si j'accordais autant d'importance à mon instrument, c'est qu'il me permettait de m'évader quand j'étais à bout de souffle. Je ne comptais plus le nombre de fois où il m'avait sorti de la galère quand tout semblait se retourner contre moi. Dans ce monde où rien ne nous était épargnés, on survivait souvent comme on pouvait et le meilleur moyen de ne pas craquer était alors de s'accrocher à nos rêves: moi, c'est au travers de la musique que j'imaginais un avenir plus radieux.

A peine avais-je terminé de jouer les derniers accords de cette chanson, que mon téléphone se mit à vibrer. Soudainement, j'eus alors un mauvais pressentiment craignant que cet appel soit synonyme d'une mauvaise nouvelle: je croisais simplement les doigts pour que Melany ne me fasse pas faux bond ce soir. Crispé comme jamais, je pris une profonde inspiration avant de jeter un coup d'œil à l'écran de mon portable: le nom de Brittany y était affiché.

* Pourvu qu'on puisse se parler sans s'engueuler cette fois-ci...*

- Oui pitchounette? Qu'est-ce qui se passe?

- Rien de spécial, j'avais juste envie de savoir si tu étais libre ce soir. Je m'ennuie à mourir et j'aimerais bien qu'on se retrouve tous les deux comme au bon vieux temps.

- Cela aurait été avec joie mais j'ai déjà des projets de mon côté. Je suis désolé...

- Et tu ne peux pas annuler?

- Si ce n'était pas important à mes yeux, je l'aurais fait sans hésiter mais là, c'est vraiment impossible.

- Je peux te poser une question?

- Bien évidemment pitchounette, tu sais que que je n'ai rien à te cacher.

- J'aimerais en être aussi certaine que toi. Le soucis, c'est que j'ai toujours l'intime conviction que tu as changé plus que tu ne le crois.

- Qu'est-ce que tu veux dire par là?

- Troy, ne fais pas l'innocent s'il te plaît. Tu sais très bien de quoi je parle et je déteste quand tu me prends pour une conne.

- Désolé de jouer les idots de service mais tu n'es pas sans ignorer qu'on s'engueule chaque fois qu'on aborde le sujet.

- Et donc, je devrais faire comme si de rien n'était? Désolé de te décevoir mais c'est trop facile à mes yeux. Tant pis si on se dispute: je ne lâcherai jamais le morceau que tu le veuilles ou non.

- Et ça te mène à quoi? Notre amitié est peut-être solide mais elle ne résistera pas éternellement à nos prises de bec.

- La faute à qui? Tu penses réellement que j'ai sauté de joie en te sachant si loin de moi pendant deux longues années? Est-ce que tu imagines seulement ce que j'ai pu éprouver au fond de mon coeur quand j'ai lu cette lettre où tu m'annonçais que tu avais tout abandonner pour retrouver cette garce?

- Evite de parler d'elle en ces termes. Je te rappelle que tu évoques la femme que j'ai aimé, le premier amour de ma vie.

- Désolé si ma franchise te dérange: n'est-ce pas toi qui me répètes sans cesse que c'est l'une de mes principales qualités?

- Arrête de jouer sur les mots simplement lorsque cela t'arrange. Au fond, tu es consciente d'avoir tort mais tu es incapable de l'admettre.

- Tu sais quoi Troy? Va te faire foutre: j'en ai ma claque de passer pour la méchante dans cette histoire. Puisque tu préfères tant la compagnie de tes proches à la mienne, va les retrouver mais il ne faudra pas venir chouiner quand tu réaliseras que notre lien n'est plus qu'un amas de ruines. Tu en as marre que je sois toujours sur ton dos? Parfait, je ne taperai plus l'incruste dans ta vie, tu peux compter sur moi. Je te savais con mais pas à ce point-là...

Voilà comment se terminait chacune de nos discussions depuis environ une semaine. Je ne supportais pas que Brittany me raccroche au nez tant et si bien que je me promettais toujours de la rayer de ma vie dès qu'elle avait l'audace de me laisser en plan. Evidemment, je n'en pensais pas un mot et dès que ma colère retombait, mon cœur était souvent empli de remords. Dans le fond, je savais que je n'avais pas complètement tort mais je regrettais tout de même de m'emporter si facilement car il m'arrivait parfois de prononcer des paroles lourdes de sens et je craignais qu'un jour ou l'autre, l'une d'elles soit la goutte d'eau qui fasse déborder le vase. J'acceptais d'autant plus mal nos querelles perpétuelles que je ne comprenais pas comment on avait pu en arriver là.

Si il n'était pas rare qu'une contrariété de ce genre me fasse cogiter jusqu'au lendemain matin, je savais qu'il était hors de question que je m'attarde sur cette dispute ce soir. Dans moins d'une heure, je devais retrouver Melany et la seule chose qui m'importait dorénavant, était de tout mettre en œuvre pour lui être agréable. Moi qui m'étais arrangé pour la fuir dans un passé récent, je n'avais désormais qu'une hâte: celle de pouvoir la serrer dans mes bras.

Arrivé à notre lieu de rendez-vous, je fus vite rattrapé par mes vieux démons. Même en apparence, j'avais un mal fou à paraître serein mais comment pouvait-il en être autrement? J'étais raide dingue de Melany et si mon passé amoureux n'avait pas été si douloureux, je n'aurais jamais jugé utile de m'imposer une telle torture. Pourtant, si je gardais ce silence radio, c'est que j'estimais que ma plus grande erreur serait justement de lui déclarer ma flamme. A quoi bon dévoiler mes sentiments si je n'étais pas capable de les assumer par la suite? Pendant des mois, j'avais retourné le problème dans tous les sens pour finalement m'apercevoir que je parvenais toujours à la même conclusion. Confronté à cette réalité implacable, j'avais alors décidé de m'éloigner de Melany sans pour autant la rayer définitivement de ma vie.

Avais-je donc perdu la raison pour l'inviter dans un cadre au combien romantique? Pas le moins du monde. Seulement, la jeune fille ne m'avait donné aucun signe de vie pendant près d'un mois et son absence m'avait été tellement préjudiciable que j'avais réalisé à quel point j'avais besoin de la côtoyer pour m'épanouir pleinement. Alors peut-être que j'allais souffrir d'autant plus de la prendre tendrement dans mes bras sans pouvoir l'embrasser mais c'était un risque que je me devais d'affronter. Elle était mon complément, ma moitié et à défaut d'être son petit ami, je voulais demeurer à ses côtés pour la protéger.

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Look in my eyes you will see what you mean to me
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MessageSujet: Re: I am lost, I am vain, I will never be the same without you [ Melany ] Sam 26 Nov - 17:20

Old friend why are you so shy? It ain't like you to hold back or hide from the lie. I hate to turn up out of the blue uninvited. But I couldn't stay away I couldn't fight it. I'd hoped you'd see my face & that you'd be reminded, that for me it isn't over.

Chaque nuit, c'était la même chose. Cette même sensation de dégoût d'elle même envahissait Melany quand elle ouvrait les yeux, après ce terrible cauchemar. Elle se redressa brutalement, ses doigts se crispant autour de ses draps comme si elle s'accrochait désespérément de peur de tomber de haut. De peur que ce passé tumultueux ne la rattrape. Sa trahison. Elle avait trahi sa famille, ceux qui l'avaient élevée pour faire d'elle celle qu'elle était encore à quinze ans. Car oui, aujourd'hui, elle n'était plus cette jeune fille fragile et insouciante. En plus de son caractère rebelle de l'époque, la jeune blonde avait acquit une certaine méfiance vis-à-vis du monde entier. Devenue sauvage et méfiante, rares étaient les personnes parvenant à percer sa carapace pour se faire une place dans son cœur. Elle n'osait plus tomber amoureuse, de peur d'être déçue ; ne voulait plus se faire d'amis, de peur de les perdre par sa faute. Seule Holly connaissait tout d'elle, et savait l'apaiser immédiatement dans ses moments de doute ou de peur. Et aujourd'hui, ou du moins ces derniers temps, ce lien spécial qui les unissait s'était aminci pour une bête histoire de jalousie de Melany envers Lorelei, la véritable sœur de sa meilleure amie. Tétanisée à l'idée d'être à nouveau laissée seule, n'écoutant que ses pulsions, l'étudiante s'était enfuie de New York durant dix sept longues journées, pour aller se réfugier seule, à Boston. Là bas, se laissant aller au désespoir et la solitude, elle s'était amincie, et de larges cernes s'étaient installées sous ses deux yeux verts. Holly l'avait retrouvée sur la plage, n'étant plus que l'ombre d'elle-même, recroquevillée sur le sable. Après une longue discussion, ponctuée de larmes, de cris, d'étreintes, les deux jeunes femmes prirent la décision de rentrer chez elles, dans la grande ville de New York. Mais depuis ce voyage, depuis ces jours passés seuls, à refaire le point sur elle-même et sa vie, Melany ne trouvait plus le sommeil. Encore amincie par son manque de nutrition flagrant, et habituée à fermer rarement les yeux pour dormir, ses nuits se trouvaient agitées par des cauchemars plus terribles les uns que les autres. Elle revoyait ses parents, son frère … Mais également Holly, ou Troy … Menacés de mourir par sa faute, sous les balles ou la lame de William Connell. Ce fut sur l'image du regard noir de vengeance de ce dernier dans sa direction que la jeune femme poussa un cri et s'éveilla en sursaut, de fines larmes bordant ses yeux marqués par la terreur. Dans une pièce proche, elle entendit des pas, et une porte claquer, avant que celle de la chambre de Melany ne s'ouvre. En courant, Holly se précipita sur le lit de sa jeune sœur pour la prendre dans ses bras avec douceur. Tremblant encore sous l'effet d'un songe si réaliste, la jeune photographe vint loger son visage dans le creux de l''épaule de sa meilleure amie, et ses bras enserrèrent sa taille pour s'y accrocher faiblement. « Encore lui ? » Lui murmura alors la brune, sachant pertinemment que la blonde comprendrait sans qu'elle ait besoin de préciser un nom. Les mains de Melany se serrèrent autour de la taille d'Holly, s'agrippant à son haut, avant de répondre d'une voix faible, entre deux sanglots : « Il revient … Même sans que je le veuille. C'est insupportable. » La pianiste glissa ses doigts entre ceux de son amie, et continua de la bercer doucement entre ses bras frêles, manifestant sa présence auprès de sa meilleure amie. Elle savait que tout ce qu'elle pouvait lui offrir, dans ce genre de moments douloureux, c'était sa présence. En deux ans, c'était devenue un habitude. Mais ces temps ci, les réveils brutaux de Melany s'étaient apaisés. Malheureusement, il semblerait que cela ne fut que temporaire. « Juste un mauvais rêve … Je ne le laisserais pas t'approcher. » Lui assura-t-elle d'une voix calme, déterminée. Doucement, la blonde aux yeux verts serra la main de sa meilleure amie dans la sienne. S'ensuivit un long silence, qui sembla durer une éternité, avant qu'elle ne lui réponde « S'il devait revenir, ni toi ni moi ne serions capables de l'en empêcher... Crois moi. » Ne démordant pas, Holly insista, refusant de laisser Melany baisser les armes « On serait capable de l'empêcher de te faire du mal... Ensemble. » - « Je n'en suis pas convaincue... Mais on peut toujours espérer. » Termina-t-elle d'une voix marquée par la douleur. Elle refusait de mêler Holly à cette histoire. Ces rêves terrifiants montraient d'eux-même que c'était perdu d'avance. Et si jamais Will devait revenir, Melany savait déjà ce qu'elle aurait à faire. S'éloigner le plus possible d'Holly, Troy, Night, Christopher, Lucas et tous les autres de son entourage. Seulement, sachant qu'en disant cela elle provoquerait les foudres de sa meilleure amie, la photographe tut ces pensées. « De toutes façons il n'est pas là pour le moment. » Fit alors Holly d'une voix ferme, pour mettre fin à la conversation. « Inutile de se préoccuper de ça. » Elle s'écarta un peu de Melany, et essuya une des larmes qui perlait encore le long de sa joue, puis elle se pencha en arrière, tendant le bras vers la commode de Melany avant d'en ouvrir son tiroir. Elle se cala de nouveau contre Melany, et lui tendit un réglisse rouge, ses bonbons favoris. Les bonbons qu'Holly lui tendait toujours après un cauchemar.Le temps que les larmes de Melany tarissent, les deux étudiantes restèrent un long moment dans les bras l'une de l'autre. Holly lui offrait toujours sa présence, même tôt le matin. Car elle savait que c'était ce qu'elle avait de mieux à offrir à sa petite sœur.

Le jour se leva, et le calme revint dans l'appartement des deux jeunes femmes. Pendant qu'Holly était partie faire deux ou trois courses, Melany mit de la musique et s'allongea dans le canapé. Son portable vibra, et elle sortit son HTC de sa poche. Sur l'écran, en lettres italiques, le prénom Troy s'afficha, et le cœur de Melany manqua un battement: Après cette nuit agitée, elle avait oublié qu'aujourd'hui elle le revoyait. Il était treize heures déjà, et il lui demanda de confirmer si elle était toujours partante pour se voir, près du pont qui reliait Brooklyn à Staten Island, The Narrows. Elle répondit à l'affirmative, bien entendu, incapable de refuser de voir le jeune homme. Une fois l'accusé de réception reçu, Melany balança son téléphone sur la table basse et se redressa pour aller jusqu'à la salle de bain. Elle posa ses deux mains sur le rebord de l'évier, et se pencha légèrement en avant devant le miroir pour se regarder de plus près : Une bonne douche et de l'anti cernes devraient suffir à masquer son manque de sommeil sans doute. La jeune fille alluma le robinet, et se passa de l'eau sur son visage avec ses deux mains, soupirant longuement. « Et tu comptes lui expliquer comment les kilos que tu as perdus, et ta petite fugue de presque trois semaines ? » Melany pivota : Holly, appuyée sur le mur à l'entrée de la salle de bain, agitait le smartphone de la blondinette entre ses mains. Entre elles, elles se permettaient toujours de lire leurs sms, Melany ne fut donc pas surprise. Cette dernière grimaça néanmoins. « S'il ne me pose pas de questions, je ne me justifierais pas. En revanche, s'il m'interroge ... Je saurais trouver une excuse . » Assura-t-elle d'une voix neutre. Holly acquiesça, une expression désolée sur le visage, et fit demi tour en refermant la porte de la salle de bain derrière elle. De son côté, Melany croisa les bras autour de sa poitrine et soupira longuement. Elle n'aimait pas avoir à mentir. Encore moins à Troy, qui était bien une des rares personnes à New York que Melany appréciait réellement... Mais elle n'avait pas le choix. Si elle devait lui expliquer une chose, cela la conduirait inévitablement à devoir expliquer tout son passé. Et elle ne pouvait pas se le permettre. Un bruit de porte la tira de sa rêverie, et la tête d'Holly passa discrètement dans la pièce. « Au fait ... Je me demande pourquoi on se fait encore chier à dormir dans deux chambres séparées ... On finit quasiment toutes nos nuits dans le même lit. Ça nous ferait une chambre d'amis. » dit-elle en lui adressant un clin d’œil avant de refermer la porte aussi vite qu'elle l'avait ouverte. Les lèvres de Melany s'étendirent pour créer un sourire. Holly avait toujours le don d'ajouter l'humour qu'il fallait dans les mauvais moments de la blonde.

Les heures défilèrent, et le soleil commença à tirer sa révérence. En sortant de son appartement, Melany frissonna légèrement et ferma son manteau jusqu'en haut avant de s'emmitoufler dans son écharpe. Elle marcha longuement, et au fur et à mesure que la nuit tombait sur la ville, le vent s'apaisa curieusement, et le temps s'adoucit. C'était une bonne chose, au moins il ne pleuvrait surement pas ce soir. Sur le trajet, la jeune photographe s'interrogea longuement. Voilà presque un mois qu'elle n'avait pas vu Troy. Elle se souvint que c'était d'abord lui qui avait prit visiblement ses distances, au grand étonnement de la blonde. Les premiers jours, elle se dit qu'il avait surement mieux à faire, et puis au bout d'un moment elle commença à s'inquiéter. Puis, toute cette histoire avec Holly survint, et ce fut au tour de Melany de fuir. Fuir la ville, ses proches, tout ceux avec qui elle avait eu un attachement particulier. Mais, inévitablement, ceux qui lui avaient le plus manqué étaient Holly et Troy. Holly car elle s'en voulait de l'avoir quitté, mais elle lui en voulait également de lui avoir mentit. Et Troy ... Ces derniers mois, le jeune étudiant aux yeux bleus avait pris une place toute particulière dans le cœur de la jeune fille. Mais aujourd'hui encore elle demeurait dans l'incertitude, incapable de trouver un mot pour définir leur relation. Amis, Frère et sœur ... Ou autre chose ? Les sentiments que Melany avait à l'égard de Troy semblaient bien plus forts que cela. Dans la rue, Melany s'arrêta, et secoua la tête à cette pensée, provoquant les regards étonnés de certains passants. Ridicule, Troy était un ami voyons, rien de plus. Melany ne tombait jamais amoureuse. Plus depuis Will. Elle ne voulait plus de cela. Perturbée, la jeune fille se mordit la lèvre inférieure, et reprit sa route d'un pas vif. Une petite demie heure plus tard, Melany arriva près du plan d'eau. Il y avait légèrement plus de vent à cet endroit, mais Melany portait un collant en laine et une robe épaisse sous son manteau. De quoi affronter le vent sans soucis. Ses cheveux blonds voltigeaient alors qu'elle avançait toujours, en quête d'une silhouette familière. De dos, elle reconnu Troy, qui observait le paysage face à lui. A chaque pas qu'elle faisait dans sa direction, elle imaginait une façon différente de l'aborder. Se mettre face à lui sans rien dire, ou se mettre à côté en commentant le paysage... Sauter sur son dos en cachant ses yeux et demander "Qui c'eeest ?" Au final, elle se plaça juste derrière lui, et sortit son téléphone pour lui écrire un sms :

« Retournes toi. »

Le vent soufflait avec assez de force pour dissimuler le bruit de ses pas, et Melany se posta juste derrière Troy, bras croisés, mais le cœur battant la chamade. Elle était perplexe quant à la réaction du jeune homme. Allait-il lui en vouloir après avoir été absente si longtemps sans même lui dire ou elle allait ? Est-ce qu'elle lui avait manqué ? Peut-être que s'il lui avait demandé de se voir, après tout, c'était pour mettre les points sur les i une bonne fois pour toutes, lui faire comprendre qu'il lui en voulait, et qu'il ne voulait pas la revoir à nouveau ? A cette idée, la respiration de la jeune blonde se coupa. Depuis qu'ils se connaissaient, soit depuis quelques mois, Troy avait pris une importance capitale dans sa vie : Quand elle allait mal et qu'Holly n'était pas dans les parages, c'était inévitablement vers l'étudiant en droit qu'elle se tournait, lui qu'elle appelait quand elle avait besoin de la présence de quelqu'un à ses côtés. Il était l'une des rares personnes capables de lui donner le sourire en toutes circonstances, même à travers les larmes. Fort heureusement, il n'avait encore jamais eu à la voir pleurer, car si ça avait été le cas, elle aurait du lui expliquer les raisons de ce mal être. Elle expliquait toujours son besoin de le voir par un "J'me sens seule !" ou par un "Tu me manques tiens !" ... Mais jamais par un "Ça va pas..." ou un "J'ai besoin de toi". Paradoxalement, Melany était assez forte pour faire face à toutes les situations, mais trop faible pour avouer sa douleur à ses proches, en dehors de sa meilleure amie.

S'en suivit un long silence, et quelques secondes qui s'écoulèrent, interminables, en attendant que le grand brun daigne regarder ce fameux message.

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